opéra Numéro 173 - Juin - 1
Juin - Semaine 1

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Actualité - Numéro 173 - Juin - 1

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Tristan à Aix : les répétitions ont commencé

La nouvelle production de Tristan und Isolde, à Aix-en-Provence, sera incontestablement l’un des événements du prochain été des festivals, du 2 au 15 juillet.

D’abord pour la présence, au pupitre du splendide London Symphony Orchestra, de Simon Rattle, auquel le poème d’amour wagnérien a toujours admirablement réussi, depuis qu’il s’en est emparé à Amsterdam, en 2001.

Ensuite pour l’Isolde de Nina Stemme, sans rivale depuis sa prise de rôle à Glyndebourne, en 2003. À 58 ans, la soprano suédoise n’affichera sans doute plus la même irradiante jeunesse, mais gageons que la puissance de la voix, devenue encore plus compacte avec le temps, et l’intensité de l’interprète accompliront, une fois encore, des miracles.

Comme au Metropolitan Opera de New York, en 2016, Nina Stemme et Simon Rattle feront équipe avec Stuart Skelton, Tristan aussi robuste qu’expressif. Franz-Josef Selig reste l’un des deux ou trois meilleurs titulaires au monde de Marke, Josef Wagner ne connaît aucun problème en Kurwenal, et l’on suivra avec attention la Brangäne de Jamie Barton, mezzo vedette du Met, mais encore peu connue en France.

Reste la mise en scène, confiée à Simon Stone, que l’on sait capable du meilleur comme du pire. Croisons les doigts !

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Karine Deshayes, future reine d’Angleterre à Pesaro

Elisabetta, regina d’Inghilterra, premier « opera seria » composé par Rossini pour le San Carlo de Naples, en 1815, n’a plus été représenté au « Rossini Opera Festival » depuis 2004. À l’époque, le personnage de la reine d’Angleterre était incarné par Sonia Ganassi. Pour sa nouvelle production de l’été 2021, du 11 au 21 août, la manifestation fait, de nouveau, appel à une voix à mi-chemin entre mezzo et soprano : celle de Karine Deshayes.

Pour ses débuts dans le rôle, on attend l’exceptionnel de la cantatrice française, surtout après le formidable accomplissement de ses précédentes incursions dans les emplois taillés par Rossini aux mesures de la légendaire Isabella Colbran : Elena de La donna del lago (Paris, 2010), puis Armida (Montpellier, 2017), et enfin Semiramide (Saint-Étienne, 2018).

Autour d’elle, on suivra avec attention le Russe Sergey Romanovsky, remarquable ténor pour Rossini, Bellini et Donizetti, déjà formidable Leicester à Bruxelles, en mars dernier. Chef de métier, Evelino Pido retrouvera un répertoire dont il est familier, à l’instar de l’imprévisible metteur en scène Davide Livermore.

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Le retour d’Anna Caterina Antonacci

Avant même la pandémie, la cantatrice italienne (60 ans depuis le 5 avril), particulièrement chère au public parisien depuis sa mémorable Cassandre des Troyens, au Châtelet, en 2003, avait commencé à restreindre ses apparitions publiques.

On est donc heureux de la revoir à l’affiche du Houston Grand Opera, du 14 au 22 janvier 2022, pour une prise de rôle : Madame de Croissy, Première Prieure de Dialogues des Carmélites de Poulenc, mise en scène par Francesca Zambello, aux côtés de Natalya Romaniw (Blanche de la Force) et Christine Goerke (Madame Lidoine)..