opéra Numéro 172 - Mai - 1
Mai - Semaine 1

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Actualité - Numéro 172 - Mai - 1

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L’année Saint-Saëns reprend

Des nouvelles de l’année Saint-Saëns, dont on commémore le centenaire de la disparition en 2021. Malgré la réouverture des salles de spectacle en France, annoncée pour le 19 mai, certains événements ne pourront avoir lieu. Ainsi d’Ivanhoé, cantate pour le prix de Rome (1864), qui devait constituer l’un des temps forts du « Festival Palazzetto Bru Zane à Paris », le 8 juin à la Philharmonie, sous la baguette de Tugan Sokhiev. Le concert est maintenu, mais avec un programme uniquement instrumental.

Le Palazzetto a également dû renoncer à la version de concert de Phryné, prévue à l’Auditorium du Louvre, le 24 juin. Cet opéra-comique, créé en 1893, sera en revanche donné à Rouen, toujours en concert et sous les auspices du Palazzetto, le 3 juillet, avec l’équipe qui en a réalisé l’enregistrement en studio, du 31 mars au 2 avril dernier, sous la baguette d’Hervé Niquet : Florie Valiquette, Anaïs Constans, Cyrille Dubois, François Rougier, Thomas Dolié, Patrick Bolleire.

La meilleure nouvelle pour la fin : successivement annoncée en janvier, puis en mai 2021, la résurrection de Frédégonde, à Dortmund, aura finalement lieu le 20 novembre prochain. Cet « opéra à six mains » de Guiraud, Saint-Saëns et Dukas, créé à Paris, en 1895, bénéficiera d’une mise en scène « Covid-compatible » de Marie-Ève Signeyrole : orchestre et chanteurs solistes sur le plateau, chœurs disposés au parterre, spectateurs au premier et au deuxième balcon. Pour tout décor : un film muet, tourné le mois dernier, dans un vieux château de Dortmund, avec les chanteurs de la production, qui interagiront avec les images pendant la représentation. À signaler : le remplacement de Pene Pati, initialement prévu, par Sergey Romanovsky, dans le principal rôle de ténor.

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En mémoire de l’Empereur

En ce mercredi 5 mai, la France célèbre le 200e anniversaire de la mort de Napoléon Ier. Impossible de ne pas évoquer la passion de l’Empereur pour la musique, et plus particulièrement l’opéra, découvert lors des deux campagnes d’Italie.

Depuis le 23 avril, un CD Muso, intitulé «Sainte-Hélène – La légende napoléonienne » et interprété par l’ensemble Les Lunaisiens d’Arnaud Marzorati et Les Cuivres Romantiques, permet d’écouter des pièces jouées par la fanfare de la Garde Consulaire, puis Impériale, des chansons de rue de l’époque, ainsi que deux chansons et deux romances de salon confiées à la merveilleuse Sabine Devieilhe.

Le 18 juin, en coproduction avec le Palazzetto Bru Zane, le Théâtre des Champs-Élysées proposera un concert baptisé « Un Requiem pour Napoléon : du sacre à la défaite », réunissant la Messe pour le sacre de Napoléon de Paisiello, l’un des compositeurs d’élection de l’Empereur, et le Requiem de Mozart, dans l’édition jouée à Paris en 1804. L’excellent Julien Chauvin dirigera son Concert de la Loge et un superbe quintette vocal : Florie Valiquette, Chantal Santon-Jeffery, Éléonore Pancrazi, Sahy Ratia, Thomas Dolié.

Château de Versailles Spectacles, de son côté, annonce une programmation davantage centrée sur l’opéra pour la rentrée. D’abord avec la parution, sous son propre label, de la première mondiale au disque de Giulietta e Romeo de Niccolo Antonio Zingarelli, l’un des opéras préférés de Napoléon, créé à la Scala de Milan, le 30 janvier 1796, par le célèbre castrat Girolamo Crescentini et la volcanique Giuseppina Grassini, prima donna avec laquelle le futur empereur entretiendra une liaison passionnée. La sortie du CD, annoncée pour le 27 août, constituera un véritable événement, d’autant que la distribution réunie est somptueuse : Franco Fagioli, Adèle Charvet et Philippe Talbot.

Tout aussi immanquable, le récital que Franco Fagioli dédiera, le 2 octobre, à l’Opéra Royal, au même Crescentini, surnommé le « castrat de Napoléon ».

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Philippe Jaroussky chef d’orchestre

Philippe Jaroussky n’a jamais fait mystère de son intention de se lancer dans la direction d’orchestre. Devant les caméras de Mezzo, il a enregistré, les 5 et 6 mars dernier, à Montpellier, Il primo omicidio, « divertissement sacré » d’Alessandro Scarlatti (Venise, 1707), révélé par René Jacobs, au disque (Harmonia Mundi, 1998), puis au Palais Garnier (2019), dans une mise en scène de Romeo Castellucci. La distribution réunie par le contre-ténor, et désormais chef, est somptueuse : Sandrine Piau, Christophe Dumaux, Bruno de Sa, Kresimir Spicer… Diffusion sur Mezzo le 16 mai, à 22h30.

On pensait devoir se contenter de cette retransmission, dans l’attente de nouvelles dates pour la tournée de concerts initialement prévue. Sauf que, grâce à la réouverture des salles en France, prévue le 19 mai, Montpellier va pouvoir accueillir, le 25 mai, une version de concert de cet oratorio, avec des spectateurs dans l’Opéra Comédie, Jaroussky à la baguette et une distribution un peu différente de celle du film.