opéra Numéro 173 - Mai - 4
Mai - Semaine 4

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Actualité - Numéro 173 - Mai - 4

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Cecilia Bartoli, reine de Salzbourg

Directrice artistique du Festival de Pentecôte, Cecilia Bartoli, malgré un contexte sanitaire contraignant, a tenu le pari de proposer, du 21 au 24 mai, une programmation enthousiasmante, sur le thème de la « Rome éternelle », en chantant tous les jours, et même deux fois le dimanche.

Le 22 mai, en soirée, elle n’a fait qu’une bouchée de Sesto de La clemenza di Tito de Mozart, en version de concert. Le 23 mai, en matinée, on l’a retrouvée dans un « one woman show » avec orchestre, réunissant des airs de Haendel, Porpora et Hasse, puis, en soirée, en Piacere dans une nouvelle production d’Il trionfo del Tempo e del Disinganno, signée Robert Carsen, dont la première avait eu lieu deux jours plus tôt.

Le concert est une réussite, avec son alternance d’airs de bravoure et élégiaques, ses changements de costume à vue et ses bis (notamment les variations en forme de duel avec le trompettiste de l’orchestre, qui mettent le public en joie). Le spectacle aussi, qui transpose l’oratorio de Haendel dans l’univers de la mode et de la télévision (Piacere, Tempo et Disinganno sont les membres du jury d’un concours de mannequinat dont la gagnante est Bellezza). La diva se régale dans le personnage de Piacere, ici en mode « influenceuse », et délivre un « Lascia la spina » d’anthologie.

Un moment de grâce, pour finir. Dans une spectaculaire Tosca de concert réunissant, le 24 mai, Anna Netrebko, Jonas Kaufmann et Luca Salsi, sous la direction de Zubin Mehta, Cecilia Bartoli reprend un rôle minuscule, tenu à l’Opéra de Rome quand elle était enfant. Vêtue d’une lederhose, les pieds nus, les mains dans le dos et le sourire aux lèvres, elle traverse l’immense scène du Festpielhaus en chantant les quelques mesures du Pâtre, au début du troisième acte.

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Placido Domingo bientôt de retour à Paris

Dès ses débuts au Palais Garnier, en 1973, dans Il trovatore, Placido Domingo a conquis le public de la capitale. Il y est revenu un certain nombre de fois ensuite, sans s’y produire aussi souvent qu’à New York, Londres, Vienne ou Milan. Raison pour laquelle, sans doute, chacune de ses apparitions parisiennes fait figure d’événement.

La prochaine aura pour cadre la Salle Gaveau, le 21 juin : un concert avec orchestre, dans lequel le ténor, reconverti dans les emplois de baryton, chantera aux côtés de la soprano uruguayenne Maria José Siri (qui remplace Saioa Hernandez, initialement annoncée).

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Samson et Dalila à Orange : la date approche

On n’a plus revu le chef-d’œuvre de Saint-Saëns aux Chorégies depuis 1978, quand Placido Domingo et Elena Obraztsova s’affrontaient au Théâtre Antique, sous la direction de Daniel Barenboim. Et pourtant, s’il y a un titre qui semble naturellement taillé pour le lieu, c’est bien Samson et Dalila, tant par son sujet que par sa structure, tenant à la fois de l’opéra et de l’oratorio !

Le 10 juillet prochain (le spectacle, prévu en 2020, a été repoussé d’un an pour cause de pandémie), on suivra avec intérêt la manière dont Jean-Louis Grinda, par ailleurs directeur des Chorégies, adaptera sa mise en scène, à la fois cohérente et lisible, créée au Forum Grimaldi de Monte-Carlo, en novembre 2018.

Sous la baguette d’Yves Abel, à la tête de l’Orchestre Philharmonique de Radio France, la distribution s’annonce somptueuse, avec les débuts de Nicolas Cavallier en Grand Prêtre et, complétant le trio de voix graves, les excellents Nicolas Courjal et Julien Véronèse, respectivement en Vieillard hébreu et Abimélech.

Pour son retour aux Chorégies après plusieurs années d’absence, Roberto Alagna incarnera Samson, l’un des rôles phares de son répertoire actuel. Comme au Théâtre des Champs-Élysées, en juin 2018, en version de concert, sa Dalila sera l’envoûtante Marie-Nicole Lemieux.