opéra Numéro 173 - Juin - 2
Juin - Semaine 2

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Actualité - Numéro 173 - Juin - 2

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Vérone fête l’anniversaire d’Aida

Les 19 et 22 juin, ce sera le premier événement de l’été des festivals en Italie : la commémoration du 150e anniversaire de la création d’Aida, au Caire, le 24 décembre 1871.

L’antépénultième opéra de Verdi, on le sait, est le préféré du public de l’Arena, depuis le premier festival organisé dans l’amphithéâtre, en 1913. Il sera somptueusement fêté pour l’occasion, avec deux concerts dirigés par rien moins que Riccardo Muti, le dernier « géant » verdien de sa génération, depuis la récente disparition de James Levine.

Le légendaire maestro n’est pas revenu à l’Arena depuis le bouleversant Requiem de Verdi du 7 août 1980, en hommage aux victimes de l’attentat de la gare de Bologne, cinq jours plus tôt, avec une Montserrat Caballé en état de grâce. Aida occupant, tant dans sa carrière que dans son cœur, une place aussi essentielle que le Requiem, gageons que le résultat sera, une fois encore, inouï.

La distribution s’annonce somptueuse, même si Sonya Yoncheva et Francesco Meli, très attendus en Aida et Radamès, ont déclaré forfait et seront remplacés par Eleonora Buratto et Azer Zada : Anita Rachvelishvili, la plus phénoménale Amneris de ces quarante dernières années, Ambrogio Maestri en Amonasro, Michele Pertusi en Ramfis.

Sous la houlette de Cecilia Gasdia, directrice artistique de la manifestation, Vérone redevient décidément l’un des rendez-vous majeurs de l’été !

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Antonio Pappano sur tous les fronts

Le chef britannique, confirmé dans ses fonctions de directeur musical du Covent Garden de Londres jusqu’à juillet 2024, ouvrira la saison 2021-2022 du Royal Opera, le 13 septembre prochain, avec une nouvelle production de Rigoletto, mise en scène par Oliver Mears et interprétée par Liparit Avetisyan (Le Duc de Mantoue), Carlos Alvarez (Rigoletto) et Lisette Oropesa (Gilda). Puis, le 26 mai 2022, il sera au pupitre d’une autre nouvelle production : Samson et Dalila, avec Richard Jones aux commandes de la partie visuelle, Nicky Spence en Samson et Elina Garanca en Dalila.

Dans un futur plus immédiat, c’est à Berlin que l’on ira l’entendre. Dimanche 13 juin, il dirigera une nouvelle production de La fanciulla del West, au Staatsoper unter den Linden, mise en scène par Lydia Steier, avec Anja Kampe (Minnie), Marcelo Alvarez (Dick Johnson) et Michael Volle (Jack Rance).

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Michel Fau prépare Elektra à Toulouse

Après Ariadne auf Naxos, déjà à Toulouse, en 2019, le retour du comédien et metteur en scène à Richard Strauss ne constitue pas une surprise. En revanche, ce n’est peut-être pas dans Elektra qu’on attendait ce virtuose de l’exubérance comique et de l’extravagance visuelle, raffolant des couleurs chatoyantes et n’hésitant pas à tirer la « tragédie lyrique » de Dardanus vers le music-hall (Bordeaux, 2015).

Que fera-t-il de la monumentale et tragique Elektra ? Réponse du 25 juin au 4 juillet, avec une nouvelle production pour laquelle Christophe Ghristi, directeur artistique du Théâtre du Capitole, a mis tous les atouts de son côté, à commencer par Frank Beermann, chef allemand qu’on avait admiré dans Parsifal, en 2020, dans la même fosse.

Ricarda Merbeth est l’une des titulaires d’Elektra les plus plausibles de notre époque, et l’on attend beaucoup de Violeta Urmana, pour ses débuts en Klytämnestra. Revenue aux mezzo-sopranos depuis quelques années, la cantatrice lituanienne, à l’aube de la soixantaine, met les bouchées doubles dans la conquête de nouveaux emplois.

Quant au choix, on ne peut plus luxueux, de Matthias Goerne pour Orest, il s’inscrit dans une longue tradition de confier ce rôle, bref mais valorisant, à des barytons-basses de stature internationale, excellents « Liedersänger » de surcroît, dont Hans Hotter demeure l’exemple le plus légendaire.