Rencontres

Stéphane Fuget

© ÉTIENNE CHARBONNIER

Trois ans après avoir fondé son ensemble Les Épopées, le claveciniste et chef français est déjà engagé, pour les trois étés à venir, au prestigieux Festival International d’Opéra Baroque & Romantique de Beaune. Top départ, le 24 juillet, avec Il ritorno d’Ulisse in patria, en version de concert.

Pourquoi avoir choisi ce nom, Les Épopées, pour votre ensemble ?

C’est un hommage aux grands récits fondateurs qui continuent à nous faire rêver, mais aussi une façon de signifier que nous partons à la découverte de territoires toujours nouveaux. Pour ma génération, la tentation est grande de considérer qu’après le travail des pionniers du baroque, il suffirait d’en recueillir les fruits, en reprenant certaines formules. Or, je pense qu’il est, au contraire, primordial de rester dans la recherche. Ce n’est pas un hasard, si je n’ai fondé mon ensemble qu’en 2018. Je voulais attendre d’être sûr d’avoir quelque chose de personnel à dire, riche de toutes mes expériences : pianiste à 20 ans, claveciniste à 30, chef de chant à 40, et chef d’orchestre à 50… Sans oublier l’enseignement, au Département de Musique Ancienne du CRR de Paris ; j’y ai développé la classe, unique en France, d’opéra baroque. Un véritable laboratoire, où, avec trois ouvrages montés par an, des débuts de l’opéra italien (Peri, Monteverdi, Cavalli, Rossi…) à l’« opéra-comique » de Grétry, en passant par Lully et Haendel, j’ai pu beaucoup expérimenter !

Quelles ont été les étapes marquantes des trois premières années de votre ensemble ?

Depuis juillet 2020, nous sommes en résidence à Versailles, où nous avons de grands projets de concerts, mais aussi de disques, grâce à la confiance que nous témoigne Laurent Brunner, le directeur de Château de Versailles Spectacles. Et, cet été, grâce à Anne Blanchard, directrice artistique du Festival de Beaune, nous entamons un cycle des opéras de Monteverdi qui s’étalera sur trois ans.

Lire la suite dans Opéra Magazine numéro 174