Rencontres

Lamia Beuque

© KLARA BECK

Le 10 janvier, à Nevers, la mezzo française incarnera Angelina dans la nouvelle production de La Cenerentola montée par Opéra Éclaté, qui tournera ensuite dans différentes salles. Parallèlement, elle poursuit, au disque, son exploration des mélodies russes de Pauline Viardot.

Pourquoi avez-vous été séduite par ce projet d’Opéra Éclaté ?

Je connaissais déjà l’équipe, puisque j’avais chanté Nicklausse dans leur production des Contes d’Hoffmann, en août 2018 ; comme j’étais très intéressée par La Cenerentola, j’ai tout simplement passé une audition. J’avais déjà incarné Angelina à Tenerife, j’avais envie de la retrouver, d’autant qu’elle participe d’une vocalité que j’aime beaucoup. Travailler avec Opéra Éclaté, c’est aussi l’occasion de côtoyer un milieu moins académique que celui de l’opéra traditionnel, et de tourner dans toute la France.

Pourquoi vous faites-vous si rare dans l’Hexagone ?

Je ne sais pas trop. J’ai étudié à la Haute École de Musique de Lausanne (HEMU) ; ensuite, j’ai fait partie des Jeunes Voix du Rhin ; je me suis souvent produite à l’étranger, en Espagne, en Suisse, en Italie… Je devais chanter Lola dans Cavalleria rusticana, à Saint-Étienne, en mars 2020, mais le premier confinement nous a empêchés d’aller au-delà de la pré-générale.

Vous vous engagez dans une tournée qui va durer plusieurs mois…

Elle commence à Nevers, là où je suis née. La ville possède un joli théâtre à l’italienne, mais très petit. Nous jouerons donc à la Maison de la Culture. Changer d’endroit fréquemment, cela veut dire s’adapter à des lieux, donc à des acoustiques différents, mais aussi à des formations variables, allant d’une quinzaine de musiciens à un orchestre complet ; c’est pour moi une nouvelle expérience.

Lire la suite dans Opéra Magazine numéro 168