Jeune talent

Marie Oppert

© PARLOPHONE RECORDS

En ce début de printemps, la jeune soprano française, particulièrement remarquée dans Les Parapluies de Cherbourg, au Châtelet, puis dans Peau d’âne, au Théâtre Marigny, sort son premier album en solo, chez Warner Classics, baptisé Enchantée.

Il y a quelque chose de l’actrice Isabelle Carré chez Marie Oppert. Une certaine ressemblance physique mais, plus encore, l’évidence d’une personnalité solaire et habitée. Le feu de la passion brûle chez la jeune femme, star montante du « musical » à la française.

Tête d’affiche au Théâtre du Châtelet, en 2014, dans Les Parapluies de Cherbourg, où elle incarnait Geneviève à tout juste 17 ans, la soprano n’en était pas à son coup d’essai. Fille d’une cheffe d’orchestre, elle grandit en musique et commence le piano dès l’âge de 6 ans. Trois années plus tard, elle intègre la maîtrise du CRR de la rue de Madrid, à Paris. C’est le début d’un cursus qui sera partagé entre études générales et musicales, mais également entre parcours scolaire et expériences professionnelles.

La première est le spectacle musical Pinocchio, quand elle a 10 ans, suivi, deux années plus tard, par The Sound of Music, où elle interprète l’une des enfants. Pour Marie Oppert, c’est une révélation. Elle y découvre le monde de la comédie musicale américaine, mêlant théâtre, chant et danse. Dès lors, elle n’a qu’un souhait : se spécialiser dans ce style, qu’elle apprend à mieux connaître grâce à des voyages à New York et Londres avec ses parents.

Elle prend des cours de chant avec un professeur particulier, mais travaille la danse et le théâtre au Conservatoire, jusqu’à son engagement pour Les Parapluies de Cherbourg, lorsqu’elle est en classe de terminale.

Cette expérience couronnée de succès conforte Marie Oppert dans son souhait de faire de la musique une carrière. Elle décide alors d’aller étudier aux États-Unis, berceau du « musical ». En 2015, elle est admise au Marymount Manhattan College de New York. Pendant un an, elle dit « vivre dans un autre monde, comme dans un rêve éveillé ».

Elle travaille d’arrache-pied la danse et le chant, avec une spécialisation de technique vocale dédiée à la comédie musicale. Elle se sent totalement dans son élément, va au théâtre tous les soirs, pour assister à des productions et parfaire sa culture du répertoire. Quand elle revient en France, elle se promet de travailler un jour à Broadway, les étoiles dans les yeux.

Lire la suite dans Opéra Magazine numéro 160