Rencontres

Philippe-Nicolas Martin

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À partir du 7 mars, le baryton français, tout juste sorti d’une production de L’Enfant et les sortilèges, à l’Opéra de Limoges, incarnera l’ami fidèle de Roméo, au Grand-Théâtre de Bordeaux, dans un Roméo et Juliette de Gounod très attendu.

Philippe-Nicolas Martin est venu tardivement au chant, débutant sa carrière alors qu’il avait dépassé la trentaine. Car c’est au piano que le baryton français a fait ses premières armes musicales. À Gap, il bénéficie, pendant quelques mois, des cours que sa sœur ne peut suivre. Il a alors 8 ans et l’expérience s’achève rapidement.

Il lui faudra attendre le début de l’adolescence pour renouer avec la musique, en étudiant le solfège et la clarinette. Toutefois, son intérêt pour le clavier reprend vite le dessus, et il se lance corps et âme dans l’étude du piano, avec le concours d’un professeur particulier. Grâce à ses facilités d’apprentissage, il progresse rapidement et fait de la pratique de son instrument une échappatoire à son quotidien.

Après son baccalauréat, Philippe-Nicolas Martin débute un BTS de commerce international au lycée Périer, à Marseille, mais réalise très vite qu’il s’est trompé de voie. Il s’inscrit alors à la faculté de musicologie d’Aix-en-Provence, où il obtient une maîtrise. Parallèlement à son cursus universitaire, il prend des cours de solfège au CRR de Marseille, puis intègre le Chœur Contemporain, dirigé par Roland Hayrabedian, le fondateur de l’ensemble Musicatreize.

À la sortie de l’université, il se dirige vers l’enseignement et, son CAPES en poche, devient professeur de musique dans différents collèges, tout en donnant des cours de piano et de formation musicale dans le privé.

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