Rencontres

Giorgos Koumendakis

© ANDREAS SIMOPOULOS

Wozzeck mis en scène par Olivier Py, jusqu’au 2 février, les débuts d’Anita Rachvelishvili dans Werther, en mai, deux créations mondiales… Le Greek National Opera met la barre très haut pour sa saison 2019-2020. Son directeur artistique nous explique pourquoi et comment.

Le Greek National Opera (abrégé en GNO) affiche une programmation extrêmement ambitieuse pour sa saison 2019-2020, entamée en octobre dernier, avec La sonnambula. Disposez-vous d’une dotation budgétaire plus importante que précédemment ?

Nous bénéficions effectivement d’un soutien financier substantiel de la Stavros Niarchos Foundation qui, par une donation de 20 millions d’euros étendue sur quatre ans, entend renforcer l’internationalisation artistique du GNO. Cette donation vise à soutenir le développement de partenariats, de coproductions et d’invitations, ainsi que de tournées mondiales. Elle servira également à financer un cycle d’événements, d’une durée d’un an, proposé dans le cadre de la célébration du bicentenaire de la Guerre d’indépendance grecque (1821). Une importante campagne de promotion auprès des médias du monde entier permettra d’accroître la portée internationale de la nouvelle identité artistique du GNO.

Dans quelle mesure le nouveau bâtiment abritant le GNO, le Stavros Niarchos Foundation Cultural Center (SNFCC), inauguré en 2017, oriente-t-il votre politique artistique ?

Le SNFCC a permis au GNO, pour la première fois de son histoire, d’opérer dans des conditions idéales. L’acoustique de nos deux salles (Stavros Niarchos Hall et Alternative Stage), ainsi que les équipements dont elles sont dotées, nous offrent l’opportunité de monter des productions exigeantes, ce qui était impossible dans le bâtiment qui nous hébergeait auparavant. En outre, la capacité importante du Stavros Niarchos Hall (1 400 places) nous permet de réaliser des recettes substantielles grâce à la vente des billets.

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