Rencontres

Tobias Richter

© NICOLAS SCHOPFER

C’est avec une nouvelle production d’Un ballo in maschera, à l’affiche jusqu’au 22 juin, que le directeur général du Grand Théâtre achève ses dix années de mandat, Aviel Cahn lui succédant le 1er juillet. Il dresse le bilan…

En 2009, vous avez pris les rênes du Grand Théâtre de Genève dans une période faste sur le plan artistique, mais troublée du point de vue de la gouvernance. Dans quel état laissez-vous la maison à votre successeur ?

Elle se porte très bien. D’abord parce que l’ambiance au sein de mon équipe est plus qu’excellente. Et financièrement, la maison est saine. Ma seule réserve concerne l’état des installations, et notamment de la machinerie de scène, dont nous avons dû constater, à notre retour au Grand Théâtre, après trois ans de travaux, qu’elle ne fonctionnait pas aussi bien qu’avant. Les problèmes actuels, qui nécessiteront sans doute une nouvelle intervention après mon départ, sont donc liés, d’une part à l’âge du bâtiment, d’autre part à un projet de rénovation qui, pour le dire poliment, n’était peut-être pas idéal.

Vous aviez vivement réagi suite à l’annonce, en octobre 2017, d’un nouveau report de la date de réouverture…

Je ne suis pas du tout content de la manière dont le chantier a été mené. Lorsque j’ai annoncé mon départ, il y a trois ans, les travaux étaient censés être achevés en février 2018. J’avais donc imaginé assurer deux saisons « hors les murs », avant de terminer par une belle année complète de retour dans une maison rénovée, et ainsi pouvoir finir vraiment tous mes projets. La réalité a été un peu différente. Je ne peux que regretter que les changements de calendrier nous aient contraints à une opération de sauvetage. J’espère, en outre, que nous présenterons des comptes parfaitement en ordre à la fin de cette saison.

Lire la suite dans Opéra Magazine numéro 151