Rencontres

Loïc Lachenal

© MARION KERNO

Le 23 mai, Loïc Lachenal, directeur général de l’Opéra de Rouen Normandie depuis octobre 2017, a levé le voile sur le contenu de la saison 2019-2020. Un véritable festin, mêlant grand répertoire, redécouverte baroque et création contemporaine, sur fond de diffusion accrue dans la région.

Diriger un Opéra était-il une étape obligée dans votre parcours professionnel ?

On ne peut pas dire qu’on se retrouve à la tête d’une maison d’opéra sans l’avoir voulu, mais il m’est difficile de savoir quand j’en ai eu envie. Je suis né dans une famille de mélomanes, où l’on chantait et pratiquait plusieurs instruments. J’ai toujours aimé la musique : j’ai fait des études de management culturel et d’histoire de l’art, et mon cursus universitaire a inclus un mémoire sur l’opéra. Professionnellement, j’ai, entre autres, dirigé Les Forces Musicales, syndicat réunissant Opéras, Festivals et Orchestres. En fait, j’ai toujours été au cœur de la machine de la politique culturelle.

Connaissiez-vous déjà l’Opéra de Rouen Normandie de l’intérieur ?

D’une certaine façon, puisque de 2006 à 2011, j’ai été le délégué artistique du chœur Accentus, en résidence à -l’Opéra de Rouen Normandie. Nous accompagnons, aujourd’hui encore, l’action et le développement de certains de ses nouveaux programmes. D’autre part, Accentus encadre les activités du chœur d’opéra de la maison, en s’appuyant sur ses effectifs, tout en recherchant un équilibre avec des talents régionaux.

Quel est le statut juridique de l’Opéra de Rouen Normandie ?

C’est toujours celui d’un EPCC (Établissement Public de Coopération Culturelle) ; ce fut le premier à être ainsi désigné, en 2003. C’est la garantie que des collectivités territoriales s’entendent autour d’un projet. C’est d’autant plus important qu’une part majeure du financement vient de la Région Normandie qui, depuis 2016, réunit les anciennes Haute-Normandie (Rouen) et Basse-Normandie (Caen).

Lire la suite dans Opéra Magazine numéro 151