Rencontres

Jurjen Hempel

© SARAH WIJZENBEEK

En poste depuis le début de la saison 2018-2019, le chef néerlandais, déjà connu à Toulon pour ses lectures de Die Entführung aus dem Serail, Nabucco, Il barbiere di Siviglia et Turandot, sera au pupitre de The Telephone et Amelia Goes to the Ball de Menotti, les 26 et 28 avril.

Comment concevez-vous le métier de chef d’orchestre et, d’autre part, celui de directeur musical d’une maison d’opéra ?

Dans les deux cas, je me considère comme « responsable de la qualité ». En tant que chef d’orchestre, j’aime travailler le détail, répéter à l’infini. Il y a toujours à améliorer, à découvrir aussi. La différence entre le chef invité, qui vient pour un concert ou pour quelques représentations d’un opéra, et le chef permanent, c’est l’immersion. Comme j’adore travailler, je suis heureux de répéter en profondeur, et non pas seulement de « sauver les meubles » et faire quelques raccords. Quand j’ai dirigé Die Entführung aus dem Serail à Toulon, en 2017, j’ai aimé le travail avec l’Orchestre, l’ambiance de la maison. Du coup, quand Claude-Henri Bonnet, le directeur général et artistique de l’Opéra, m’a proposé d’en devenir le directeur musical, j’ai accepté avec plaisir. Il s’agit de diriger, chaque saison, au moins trois opéras et deux concerts. Depuis septembre, j’ai dirigé Il barbiere di Siviglia et Turandot, et je me prépare pour The Telephone et Amelia Goes to the Ball de Gian Carlo Menotti : deux grands titres du répertoire, d’un côté, et deux ouvrages plus rares, de l’autre. En concert, après le Requiem de Mozart, en novembre, je vais diriger un diptyque Brahms/Chostakovitch.

De quel(s) instrument(s) jouez-vous ? L’orchestre tout entier, bien sûr, est en lui-même un instrument, mais en particulier ?

Je joue de la trompette et de la contrebasse. Je ne cesse d’apprendre de chaque pupitre.

Avez-vous des engagements extérieurs ?

Ils sont incompatibles avec mon projet d’approfondissement. Je veux vraiment m’immerger dans cette maison, et avancer avec l’Orchestre et le Chœur.

Lire la suite dans Opéra Magazine numéro 149