Rencontres

Riccardo Frizza

© JOAN TOMÁS:FIDELIO ARTIST

Le nouveau directeur musical du Festival « Donizetti Opera » prendra la baguette pour le concert inaugural du 22 novembre puis, à partir du 24 novembre, pour une nouvelle production d’Il castello di Kenilworth, rareté napolitaine de 1829, avec Jessica Pratt en tête d’affiche.

Connu essentiellement comme chef de fosse, en particulier dans l’opéra italien et notamment belcantiste, vous avez été nommé, en septembre 2017, directeur musical du Festival « Donizetti Opera » de Bergame…

Ce qui est amusant, c’est que si l’art lyrique représente aujourd’hui l’essentiel de mon activité, ce n’était pas du tout le cas à mes débuts, qui ont été strictement symphoniques. J’ai abordé l’opéra en enregistrant pour Decca, en 2002, le récital de Juan Diego Florez intitulé Una furtiva lagrima – Donizetti & Bellini Arias. Le succès de cet album a incité ensuite les directeurs de théâtre à m’inviter. Et si, depuis, Verdi est le compositeur que j’ai le plus dirigé, le bel canto est, effectivement, une autre de mes spécialités. Donizetti est un compositeur que j’aime particulièrement, peut-être parce qu’il est mal connu et (souvent) mal interprété ! J’ai donc été ravi et honoré quand Francesco Micheli, le directeur artistique du Festival « Donizetti Opera », une manifestation encore jeune – il s’agit seulement de la troisième édition sous sa forme actuelle – mais appelée à se développer, m’a proposé d’en prendre la direction musicale. Bergame, ville natale du musicien, a tout pour devenir ce qu’a représenté Pesaro pour Rossini, ces quarante dernières années : un lieu de diffusion, de recherche et d’expérimentation. On y jouera des œuvres moins connues, voire inconnues, au lieu des sempiternels Don Pasquale, Elisir, Lucia ; on y établira, peu à peu, les éditions critiques de ce corpus gigantesque. D’ores et déjà, on propose des sessions d’interprétation pour de jeunes chanteurs venus du monde entier.

Lire la suite dans Opéra Magazine numéro 144