En coulisse

Dans l'intimité du Metropolitan Opera de New York

Alors que commence la saison 2018-2019, le 24 septembre, avec Samson et Dalila, et que, le 6 octobre, Aida inaugurera la série de retransmissions en direct et en HD dans les cinémas, en partenariat avec Pathé Live pour la France, Opéra Magazine a plongé dans les coulisses d’un des plus légendaires théâtres lyriques de la planète.

Le lundi 7 mai 2018, la dernière semaine de la saison 2017-2018 commence. Rendez-vous est pris à 15 h avec Peter Gelb, pour évoquer les retransmissions de la série « The Met : Live in HD » en 2018-2019 (voir encadré). Le bureau du directeur général est facile à trouver. Quand vous entrez par la façade, il se trouve sur la gauche, quatre marches plus bas que le « Parterre ». Plutôt spacieux, avec une table de travail et un coin salon, il ouvre sur l’extérieur pour laisser entrer la lumière. C’était déjà celui de Rudolf Bing, lors de l’inauguration du bâtiment, en 1966.

« C’est le seul bureau digne de ce nom ici, s’exclame son actuel occupant. À l’origine, une tour de bureaux était prévue à l’arrière de l’édifice, mais il est vite apparu nécessaire de réduire les coûts. On a décidé d’épargner la salle, la scène et les coulisses, en faisant porter les économies sur les espaces administratifs. Ceux-ci ont donc été rassemblés de part et d’autre de la salle, sur neuf niveaux au total, dont plusieurs souterrains. C’est dans ce bureau que je viens d’abord, en arrivant le matin. Mais je commence à travailler chez moi, dès que je me lève, vers 5 h. Je réponds aux courriels, je commence à donner des coups de fil. J’ai la chance d’habiter à quelques rues d’ici. L’un des membres du comité de sélection, quand j’ai été auditionné avant d’être nommé à ce poste, m’a même dit, sur le ton de la plaisanterie, que c’était un atout par rapport à mes concurrents ! De fait, c’est un inestimable avantage, car une clause de mon contrat stipule que je dois être disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. On ne me demande évidemment pas de travailler à cette cadence mais, en cas d’urgence, je suis tout de suite sur le pied de guerre ! »

L’interview terminée, Peter Gelb décide de me montrer les autres endroits où il se rend au cours d’une journée ordinaire de travail. Sauf qu’il ne lui reste plus assez de temps, en cet après-midi à l’agenda très chargé. Anna Netrebko sortait de son bureau au moment où j’y entrais, et il doit maintenant recevoir des salariés du théâtre. Rendez-vous est donc pris pour le jeudi 10 mai à 10 h, étant entendu que, cette fois, c’est Lee Abrahamian, la très efficace directrice de la communication, et l’une des plus proches collaboratrices du directeur général, qui me fera faire le tour du propriétaire.

Lire la suite dans Opéra Magazine numéro 142