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Sommaire du numéro 70
Entretien
Philippe Jordan
Après La forza del destino en novembre-décembre, le directeur musical de l’Opéra National de Paris, dont le contrat a été prolongé jusqu’en 2018, enchaînera Pelléas et Mélisande et Don Giovanni à la Bastille, à partir du 28 février. Rencontre avec un chef qui a su se faire un nom aux côtés de celui de son père, Armin Jordan, et dont le formidable talent trouve, à chaque représentation ou concert, une nouvelle confirmation.
Rencontres
Thomas Adès :Les 31 mars et 1er avril, l’Auditorium du Louvre accueille l’un des plus brillants compositeurs de la jeune génération britannique, en conclusion du cycle de musique filmée « L’opéra et la modernité », qui s’ouvre le 2 février.
Alessandro Corbelli :Après Falstaff au Capitole de Toulouse, il y a quelques semaines, le baryton italien reprend, à partir du 13 février, Don Pasquale, un autre de ses rôles fétiches, dans une nouvelle production de Denis Podalydès, au Théâtre des Champs-Élysées.
Événement
La Chartreuse de Parme à l’Opéra de Marseille
À partir du 8 février, l’Opéra de Marseille redonne sa chance à La Chartreuse de Parme, la partition la plus ambitieuse d’Henri Sauguet, compositeur souffrant encore aujourd’hui d’une image d’amateur doué mais superficiel. Créée en 1939, à l’Opéra de Paris, sur un livret tiré du fameux roman de Stendhal, avec rien moins que Germaine Lubin et Raoul Jobin dans les rôles principaux, l’œuvre méritait de revenir à l’affiche. Pour la servir au mieux, Marseille a fait appel à Lawrence Foster pour la direction d’orchestre, Renée Auphan pour la mise en scène, et une distribution française particulièrement prometteuse, réunissant Marie-Ange Todorovitch, Nathalie Manfrino, Sébastien Guèze, Nicolas Cavallier et Jean-Philippe Lafont.
Hommage
Germaine Lubin
Le retour de La Chartreuse de Parme à Marseille est l’occasion de rendre hommage à l’une des plus grandes cantatrices françaises de l’histoire, qui régna quasiment sans partage sur l’Opéra de Paris pendant l’entre-deux-guerres, avant de voir sa carrière brutalement interrompue à la Libération.
En coulisse
Théâtre Impérial de Compiègne
Voulu par Napoléon III mais laissé inachevé à la chute du Second Empire, le Théâtre Impérial a finalement été inauguré en 1991, grâce à la ténacité d’un homme, Pierre Jourdan, qui y a installé son Théâtre Français de la Musique. D’Henry VIII de Saint-Saëns à Charles VI d’Halévy, en passant par Christophe Colomb de Milhaud ou Les Diamants de la couronne d’Auber, d’innombrables trésors du répertoire français sont revenus sous les feux de la rampe, attirant sur Compiègne l’attention des mélomanes du monde entier. Après la disparition de Pierre Jourdan en 2007, le Théâtre Impérial a dû se forger une nouvelle identité, en tenant compte de sévères restrictions budgétaires. Éric Rouchaud, son directeur général depuis 2009, nous explique comment il a procédé.
Comptes rendus
Les scènes, concerts, récitals, concours et Master Class.
Guide pratique
La sélection CD, DVD, livres et l’agenda international des spectacles.







