Jeune talent

Virginie Verrez

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Formée aux États-Unis, la mezzo-soprano française poursuit la conquête de son pays natal. Après Mercédès à Aix-en-Provence, elle incarne Dorabella à Lille, jusqu’au 12 octobre, tout en préparant ses débuts à l’Opéra National de Paris, début 2018, dans La traviata.

Afin de suivre le parcours de Virginie Verrez, il est conseillé de se munir d’une carte, car la jeune mezzo mène depuis l’enfance une vie de globe-trotteuse. Née à La Réunion, où elle passe ses premières années, elle réside ensuite successivement à Nantes, Rabat, Brive-la-Gaillarde, Vienne, Nîmes, Bourg-la-Reine et New York.

Difficile, donc, de suivre le fil chronologique d’une existence marquée par les changements, comme par la multiplicité des enseignements et des rencontres. Son unique point d’ancrage semble être la musique, approchée avec le saxophone vers 9 ans, avant d’aborder le chant au Maroc, puis au sein d’une maîtrise en Corrèze. C’est là que le chef de chœur lui découvre un potentiel, lui donne des cours particuliers et lui offre des solos dans les œuvres de musique sacrée qu’interprète la formation.

Cette confiance et le plaisir de faire entendre sa voix incitent l’adolescente à s’inscrire au Conservatoire de Brive, où elle obtient brillamment tous ses diplômes, sans pour autant interrompre une scolarité classique. L’envie de bouger la reprend et elle finit son second degré au lycée français de Vienne, avant de tenter d’entrer au CNSMDP. En vain. Elle entame alors une année de classe préparatoire à Lakanal. Mais le cœur n’y est pas et elle part à Nîmes pour faire sa deuxième année, parce qu’« il fallait que je finisse quelque chose ».

Le virus musical prend cependant le dessus et elle continue le chant dans sa nouvelle cité d’adoption. Pour peu de temps encore, car son professeur au Conservatoire de Nîmes l’incite à se présenter aux Concours du CNSMDP et de la Juilliard School de New York. Cette fois, Virginie Verrez est acceptée dans les deux prestigieuses institutions et choisit de partir outre-Atlantique, « afin de vivre une nouvelle expérience ».

Lire la suite dans Opéra Magazine numéro 132