Rencontres

Thibault Noally

© VERA SU

Le 21 juillet, dans la Basilique Notre-Dame de Beaune, le chef et violoniste français dirigera Mitridate Eupatore, grande rareté d’Alessandro Scarlatti, créée à Venise, en 1707. Une tragédie au dénouement effroyable, dont la réputation de chef-d’œuvre devrait se vérifier.

À l’été 2014, le Festival International d’Opéra Baroque et Romantique de Beaune donnait sa chance à un jeune ensemble, Les Accents, fondé et dirigé par le violoniste Thibault Noally – au cœur de son projet, la musique vocale et instrumentale italienne des XVIIe et XVIIIe siècles.

Après ce premier concert en petite formation, avec en soliste Gaëlle Arquez, Beaune l’accueille deux fois pour des aventures plus ambitieuses. Ainsi, en 2015, Noally et ses amis font découvrir l’oratorio de Nicola Porpora, Il Trionfo della Divina Giustizia, puis, en 2016, ils se livrent à une reconstruction du Tamerlano d’Antonio Vivaldi, repris, en mai et juin 2017, à Saint-Michel en Thiérache et Dortmund.

Cette année, toujours à Beaune, où ils sont désormais en résidence, ils proposent à nouveau une rareté, un opéra d’Alessandro Scarlatti, Mitridate Eupatore.

« J’avais entendu parler de cette partition comme d’un chef-d’œuvre, explique le chef et instrumentiste. Deux manuscrits existent, à Berlin et Bruxelles, qui sont des sources fiables. Une firme espagnole en a réalisé une édition critique, voici deux ans et, dès que j’ai eu l’opportunité de la lire, j’ai compris que sa réputation n’était pas usurpée. Curieusement, Mitridate Eupatore a été jusqu’à présent peu joué, souvent avec des coupures drastiques, comme à l’ORTF, en 1967, et jamais enregistré de manière officielle. Nous en donnerons une version quasi intégrale, ce qui veut dire près de trois heures et demie de musique. »

Lire la suite dans Opéra Magazine numéro 130