Jeune talent

Marie Perbost

© FLORENT DRILLON.

Ses études de chant à peine achevées, la soprano française, « Révélation Classique » 2016 de l’Adami, intègrera la prestigieuse Académie de l’Opéra de Paris à la rentrée 2017. En projet : une nouvelle production de Reigen (La Ronde) de Philippe Boesmans, à l’Amphithéâtre Bastille.

Il y a quelque chose de darwinien en Marie Perbost. Dans cette volonté et cette capacité à s’adapter aux environnements successifs dans lesquels elle évolue depuis l’enfance, dans ce besoin parfois de se mettre en péril pour se dépasser, pour être plus forte.

Bien que son milieu naturel ait été plutôt favorable, avec une famille où parents (sa mère est chanteuse, et son père, professeur d’instruments à vent), grands-parents, oncle et tante ont un lien plus ou moins direct avec la musique et la scène, elle grandit dans une banlieue populaire, où la culture n’est pas forcément une priorité.

Elle débute le violoncelle à 4 ans, alors qu’elle rêvait de harpe, jugée trop compliquée à transporter. Si les cordes frottées ne suscitent pas de passion chez l’enfant, elle s’accroche pendant cinq ans car, pour se faire entendre, il lui faut adopter le langage familial, celui de la musique.

Elle trouve toutefois une échappatoire en intégrant la Maîtrise de Radio France. Nouvelle aventure et nouvelle adaptation. En classe de CM1, la fillette quitte Sarcelles pour être scolarisée en horaires aménagés dans la capitale. Durant ses trois premières années, elle s’épanouit au sein de la formation, dont « le rythme soutenu [me] correspondait bien ».

Lire la suite dans Opéra Magazine numéro 128