Rencontres

Elena Mendoza

Deutschland, Berlin, Oktober 2016, die Komponistin und Musikerin Elena Mendoza.
DR

Le 20 février, la compositrice espagnole propose La ciudad de las mentiras (La Cité des mensonges) sur la scène du Teatro Real. Une commande du regretté Gerard Mortier, sous-titrée « théâtre musical en quinze scènes », sur des textes de l’écrivain uruguayen Juan Carlos Onetti.

Vous avez un parcours artistique singulier. Née à Séville, vous avez commencé des études musicales (piano et composition) en Espagne, puis avez poursuivi votre formation en Allemagne. Pourquoi ce choix ?

J’ai trouvé en Allemagne des conditions d’études favorables à la créativité. Je vis à Berlin depuis plusieurs années ; j’y occupe la chaire de composition et de musique expérimentale à l’Universität der Künste (Université des Arts). En 2010, mon pays natal m’a décerné le « Premio Nacional de Musica » (« Prix National de Musique »), une première pour une compositrice espagnole !

Vous avez une prédilection pour la musique de chambre, mais l’opéra vous occupe beaucoup. Comment ce goût pour l’art lyrique est-il né ?

J’ai découvert l’opéra enfant et, d’emblée, j’ai été fascinée par cette façon de raconter une histoire, dont la musique constitue le matériau même. La fascination a perduré, au point de me pousser à me confronter au genre lyrique.

Niebla, votre premier opéra, en 2007, a-t-il été une expérience enrichissante en vue de la composition de La ciudad de las mentiras ?

L’aventure expérimentale de Niebla a nourri la composition de ce second ouvrage, commandé par Gerard Mortier. Grâce à Niebla, j’ai appris à travailler en équipe avec un metteur en scène, en l’occurrence Matthias Rebstock. Nous avons approfondi une méthode novatrice, pour développer une plus grande interaction entre les éléments de la représentation : musique, texte, action scénique et décor. Au Teatro Real, nous adapterons cette pratique à l’espace d’un théâtre de 1 800 places, en réunissant, de la même manière que pour Niebla, acteurs, chanteurs et instrumentistes sur la scène.

Lire la suite dans Opéra Magazine numéro 125