In Memoriam

Daniela Dessi

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Adriana Lecouvreur à la Scala de Milan. © TEATRO ALLA SCALA/ANDREA TAMONI

Née à Gênes, le 14 mai 1957, la soprano italienne s’est éteinte à Brescia, le 20 août 2016.

Formée à Parme, puis à Sienne, Daniela Dessi fait ses débuts scéniques avec l’Opera Giocosa de Savone, en 1980. Se faisant d’abord connaître dans le répertoire « baroque » (Le serve rivali de Traetta, Le astuzie femminili et Orazi e Curiazi de Cimarosa, Il Flaminio et Adriano in Siria de Pergolesi…), ainsi que dans Mozart (Fiordiligi dans Cosi fan tutte, la Comtesse dans Le nozze di Figaro…), elle tire profit de l’élargissement progressif de sa voix pour s’aventurer dans des tessitures de plus en plus tendues de soprano lirico spinto /drammatico.

Les compositeurs qu’elle fréquente alors avec le plus d’assiduité sont Verdi (Elvira d’Ernani, Leonora dans Il trovatore et La forza del destino, Elena d’I vespri siciliani, Elisabetta dans Don Carlo, Aida…) et Puccini (Mimi dans La Bohème, Cio-Cio-San dans Madama Butterfly, Tosca, Turandot…).

Daniela Dessi n’en oublie pas pour autant d’accorder une place à Rossini (Mathilde dans Guillaume Tell…), Bellini (Norma), Donizetti (Maria Stuarda, Lucrezia Borgia…) et, surtout, aux musiciens à cheval sur les XIXe et XXe siècles : Mascagni (Iris), Cilea (Adriana Lecouvreur), Giordano (Maddalena dans Andrea Chénier, Fedora), Leoncavallo (Nedda dans Pagliacci) ou Zandonai (Francesca da Rimini).

Lire la suite, ainsi que nos hommages à Johan Botha, Neville Marriner et Einojuhani Rautavaara, dans Opéra Magazine numéro 123