Jeune talent

Guillaume Andrieux

Les 10 et 12 mai, à l’Opéra de Limoges, le baryton français, nommé aux Victoires de la Musique classique 2016 dans la catégorie « Révélation artiste lyrique », reprend le rôle du Chanteur de sérénades dans Les Caprices de Marianne de Sauguet, en tournée avec le CFPL.

Andrieux_portrait couleur (c) Yann Jules Gayet 2
© YANN JULES GAYET

Pour Guillaume Andrieux, la musique semble être une histoire de copains. Après une initiation musicale au jardin d’enfants du Conservatoire de Lyon, il intègre à 7 ans la Maîtrise de l’Opéra, où il restera jusqu’à sa mue, à 14 ans. Il se souvient de la bonne ambiance qui régnait et des moments partagés avec une demi-douzaine d’amis constituant le noyau dur de la formation.

Des vacances passées en répétitions, de l’exigence et de la rigueur, il ne retient que le plaisir des échanges. Pour le jeune baryton, la musique a été une école de la joie. Quelques moments plus « sérieux » jalonnent ce parcours d’enfant : sa participation (en tant que doublure du Premier Génie) à la production de Die Zauberflöte, mise en scène par Robert Carsen au Festival d’Aix-en-Provence, en 1994 ; puis sa reprise, cette fois en titulaire, à l’Opéra de Lyon ; les créations contemporaines qu’il découvre ; les « petits » opéras de Mozart dans lesquels il tient des rôles de plus en plus importants.

Pourtant, ce fils d’enseignants ne voit pas encore la musique comme une évidence. Il aime tout autant jouer au foot ou faire de l’athlétisme, et se rêve plus paléontologue que chanteur professionnel. À sa sortie de la Maîtrise, il rejoint Marie-Laure Teissèdre, l’une de ses anciennes chefs de chœur. La musicienne vient de créer une structure pour les 15-25 ans, où elle mêle chant et mise en scène… Guillaume Andrieux est ravi de cette expérience et, durant ses années de lycée, décide d’opter pour une carrière musicale. Confiants, ses parents l’encouragent dans son choix.

Il entre au CNR de Lyon et aborde les versants les plus académiques de son apprentissage : analyse, histoire de la musique, harmonie, direction de chœur. C’est aussi durant cette période qu’il se produit à Ambronay, sous la baguette de Christophe Rousset, puis de William Christie. Parallèlement, il continue les claquettes, discipline qu’il a découverte à la Maîtrise, avec sa chorégraphe Sylvie Kay, dont il intègrera la compagnie par la suite.

Lire la suite dans Opéra Magazine numéro 117