Jeune talent

Oleksiy Palchykov

À partir du 31 janvier, le jeune ténor ukrainien, formé à l’Atelier Lyrique de l’Opéra National de Paris, incarnera Ruiz dans la nouvelle production d’Il trovatore à la Bastille, aux côtés de Ludovic Tézier, Anna Netrebko, Ekaterina Semenchuk et Marcelo Alvarez.

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Le monde lyrique aurait pu ne jamais connaître le nom d’Oleksiy Palchykov. Si un problème aux genoux ne l’avait pas écarté des terrains à l’adolescence, c’est dans le sport qu’il aurait fait carrière. S’il ne s’était pas cassé la mâchoire à l’âge de 16 ans, c’est dans le pupitre de cuivres d’un orchestre qu’il aurait officié.

Car, comme l’explique le jeune Ukrainien, « lorsque j’étais enfant, trois choses comptaient : le chant pour faire plaisir à ma mère (chef d’une maîtrise), la trompette pour mon père (trompettiste) et le football pour moi ». La scène a donc remplacé le stade et la fosse, pour le grand plaisir du ténor, qui s’épanouit pleinement dans un métier qui n’était pas forcément son premier choix.

Né à Kiev, dans une famille de musiciens donc, Oleksiy Palchykov commence à chanter dès 7 ans, puis étudie l’instrument paternel en parallèle. Il se produit très tôt en tant que soliste, car sa voix de soprano est remarquable par ses aigus, lui permettant d’interpréter les airs de la Reine de la Nuit. Il conservera d’ailleurs cette tessiture très longtemps, sa mue ne s’achevant qu’à l’âge de 21 ans.

Après une scolarité classique, il décide de se présenter au concours d’entrée de l’Académie de musique de Kiev. Il prend des cours particuliers de manière intensive pendant quelques mois et décroche le Graal. Il restera quatre années dans l’institution, puis à l’Opéra National d’Ukraine, où il fera ses armes en tant que ténor (Monsieur Triquet puis Lenski dans Eugène Onéguine, notamment).

C’est dans le cadre d’un concours, à Bakou, qu’il rencontre Robert Körner, directeur de la production artistique à l’Opéra de Lyon. Conquis par le talent et le potentiel du jeune Ukrainien, celui-ci lui propose un petit rôle dans la production du Nez de Chostakovitch, donnée à Aix et Lyon.

Lire la suite dans Opéra Magazine numéro 113