Jeune talent

Anaïs Constans

© JAMES DESAUVAGE
© JAMES DESAUVAGE

Même si elle n’y a pas décroché l’un des trois premiers prix, la soprano française a fait sensation au Concours de Montréal, en mai-juin dernier. Avant ses débuts à l’Opéra National de Paris, en 2016, elle sera la Voix du ciel dans Don Carlo, à Bordeaux, le 24 septembre.

« Je voulais être une chanteuse cultivée. » C’est ainsi qu’Anaïs Constans explique le choix de son double cursus au Conservatoire et à la Faculté de musicologie de Toulouse. Ce besoin d’apprendre et de comprendre les œuvres, l’écriture pour les voix, le vaste répertoire lyrique, est toujours vivace chez la soprano. On perçoit en elle une délectation à savourer les courbes mélodiques autant que les mots, à leur donner sens.

Originaire de Montauban, la jeune Anaïs y a fait ses classes. Choriste dès 9 ans, elle est rapidement remarquée et on l’incite à fréquenter une école de musique, pour y apprendre le solfège et le chant. À l’adolescence, elle commence à se produire dans le cadre du Festival Lyrique des Châteaux de Bruniquel, consacré à Offenbach. Elle y reviendra huit années consécutives.

C’est après son bac qu’elle part pour Toulouse, afin d’y poursuivre ses études. Trois ans plus tard, sa licence et son prix en poche, elle rejoint le CNIPAL, où elle parachève sa formation tout en se présentant à des concours. Elle s’y illustre brillamment, remportant deux prix à Marmande et à Toulouse, puis se classant troisième dans la catégorie « Femmes », en 2014, à « Operalia », le « must » des concours internationaux.

Anaïs Constans garde de ce dernier un souvenir ému, celui d’avoir chanté sous la direction de Placido Domingo et d’avoir pu recueillir de lui quelques conseils avisés.

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